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Est-ce que vous aimez écrire ? Lire ?

Quand j’étais enfant, en primaire, je me souviens de longues heures que je passais à la BCD (aujourd’hui CDI, c’était dans les années 80 aussi 🙂 ), quand elle était ouverte et qu’on avait le droit d’y aller. Souvent, je me rappelle qu’il arrivait au maître de nous y emmener à condition que l’on soit silencieux. C’est là que j’ai découvert la bande dessinée des Petites Chipies. Sans doute y avais-je laissé une part de moi, car j’ai longtemps gardé en mémoire ces images de ces petites filles espiègles et coquines et des blagues qui terminaient la planche.

Adulte je les ai cherchées longtemps, jusqu’à ce que mon homme à qui j’avais parlé de ces bandes dessinées  avec joie et nostalgie surtout, me les trouve sur eBay et me les offre. Quelle Joie ! Je me suis revue enfant, en train de lire avec le sourire les aventures de ces petites chipies.

On n’achetait pas trop de livres à la maison. Les seuls que nous possédions tenaient sur une étagère de 50 cm, et étaient des livres récupérés par mes frères par-ci par-là. Ma mère ne savait pas lire et était suffisamment occupée à entretenir un foyer avec 4 enfants, une belle-fille et une petite fille. Mon grand-père ne l’a pas envoyée  à l’école. Elle avait des frères et sœurs à s’occuper.

Quant à mon père, à l’époque où j’étais en primaire il n’y avait pas encore de dépôt de journal turc. Alors il ne lisait pas non plus.

Mon salut venait des livres empruntés à la BCD. Je remplissais plusieurs cartons d’emprunt de livres en une année scolaire. J’étais avide de découverte, de dessins, de textes où j’apprenais des choses nouvelles. D’évasion peut-être. Surtout…J’étais une enfant joyeuse, mais je manquais de confiance en moi. Je n’avais pas beaucoup d’amis, pas par timidité, mais j’étais dans mon monde. Et je me sentais bien avec les livres.

Le premier roman que j’ai lu était David Copperfield de Charles Dickens. Je me rappelle l’avoir lu d’une traite en une après-midi. C’est la seule et dernière fois où je l’ai lu. Je lisais tout ce que je trouvais. Le choix de livre était plus large au CDI du collège. Et quand j’ai pu aller à la bibliothèque municipale de Belfort alors là c’était grandiose. Quel choix, quel lieu merveilleux ! je repartais avec des sacs pleins à chaque fois, j’atteignais le nombre maximum de livres à chacun de mes passages. J’aimais beaucoup les bandes dessinées. Les Asterix surtout. Ils étaient très prisés alors quand il y avait un exemplaire que je n’avais pas lu c’était la joie. Aujourd’hui j’ai la chance de les avoir tous J

Encore maintenant je lis beaucoup. J’aime découvrir de nouvelles écritures. De nouvelles phrases. De nouveaux auteurs. J’ai appris à ne pas juger un livre à sa couverture. Et c’est devenu une grande philosophie de ma Vie. Ne pas juger une personne que l’on ne connait pas. Pour moi cela s’apparente à juger un livre à sa couverture. Les mots, les phrases, le sens, la profondeur d’un livre se ressent à l’intérieur. L’auteur y a déversé ses sentiments, ses émotions, son âme. Comment le juger au résumé de la 4ème de couverture ? Comment peut-on juger une personne à son apparence ? La Vie est à l’intérieur. Comme dans un livre.

J’ai toujours eu énormément d’admiration pour les écrivains. Je me suis toujours demandée comment ils faisaient pour écrire. Comment ils arrivaient à avoir de l’inspiration pour écrire autant. Et surtout en combien de temps ils écrivaient. J’étais tellement admirative. Emerveillée devant ses phrases qui avaient un sens, qui au fil des paragraphes, des pages formaient une histoire qui arrivait à me passionner. Et c’est dans ses livres que je tenais entre mes mains et qui n’étaient pas les miens que j’ai déposé mon premier rêve de petite fille : quand je serai grande j’écrirai un livre.

Aujourd’hui je suis grande. Est-ce que j’ai écrit mon livre ? c’est en cours

Il n’y a que récemment que ce rêve m’est revenu en esprit. C’est quand je me suis reconnectée à ma petite fille intérieure et qu’elle m’a demandé ce que j’avais fait de son plus beau rêve que je me suis souvenue. La vie d’adulte, toutes ces responsabilités que l’on se prend, que l’on accepte de prendre. Toutes ces choses que l’on subit, qui nous éloigne progressivement de nous-mêmes. Ces vies par procuration que l’on nous fait vivre. Et qui emportent avec elles nos rêves d’enfant. Alors j’ai cheminé, vers la confiance en moi.

Aujourd’hui, j’ai fait le choix de vivre enfin ma Vie. Et de me mettre à réaliser ce rêve de petite fille. Je fais de mon mieux pour vivre sans regret. Faire mon mieux pour le concrétiser. Et je suis en Paix.

Et vous ? qu’avez-vous fait de vos rêves d’enfant ?