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Mon premier atelier de cuisine turque

Nous n’avons de frein que ce que nous nous mettons.

C’est ce que je me suis dit quand j’ai décidé de réaliser un rêve qui me tenait vraiment à cœur depuis quelques années déjà. Vous allez dire qu’un rêve nous tient toujours à cœur c’est vrai 🙂

Et le week-end dernier, j’ai enfin donné vie à ce rêve : J’ai réalisé mon premier atelier de cuisine.

Rêver de faire un atelier de cuisine ? et oui c’était le mien.

Pour ceux qui me connaissent, j’adore passer du temps dans ma cuisine à préparer, à émincer, faire mijoter, sentir les odeurs qui se dégagent, goûter, ajuster etc…

J’ai appris à cuisiner par moi-même. J’ai toujours aimé manger, mais quand j’habitais chez mes parents, je n’ai jamais été encouragée par ma mère pour apprendre à cuisiner avec plaisir. J’ai plus entendu « demain quand tu te marieras il faudra que tu saches faire à manger ». Pas très enthousiasmant en fait J.

Mais j’ai toujours été attachée à la cuisine traditionnelle turque. On peut dire que je suis une puriste oui, je n’apprécie pas les revisites. La culture culinaire est sacrée, car un plat traditionnel a une histoire, et j’aime cela.

L’un des plats les plus connus en Turquie est une soupe qui s’appelle Tarhana (pour mon fils c’est la soupe de Ebe – ebe signifiant mamie, et pour mon homme c’est la soupe de belle-maman, car ma mère l’a réussi merveilleusement bien). Pour le visuel et la recette en turc, cliquez ici. L’histoire de cette soupe remonte à une période antérieure à l’Empire Ottoman. Il existe des variantes de cette préparation dans plusieurs régions. La version la plus répandue est préparée en été avec tomates, oignons, farine, yaourt, poivron, pois chiches. La préparation est bouillie, puis mise à sécher au soleil. Je me rappelle des journées d’été passées dans mon village de la région d’Antalya, à réduire les plaques de tarhana séchées en poudre, avec en fond les odeurs, les éclats de rire avec mes tantes et mes cousins. Pour en faire de la soupe, cette poudre est diluée dans de l’eau puis mélangée à de l’eau pour cuisson. C’est un goût difficilement descriptible. Il faut la goûter pour la découvrir. Dans d’autres régions, en fonction des saveurs locales, elle est différente. A Maraş, dans le centre de la Turquie, elle est préparée avec du blé qui est réduit en bouillie, auquel est rajouté du yaourt et de la farine. Mise à séchée, elle est conservée sous forme de morceau cassée, et non en poudre.

Si vous voulez la goûter, faites moi signe, car vous ne la trouverez pas dans le kebab du coin 🙂

Chaque région en Turquie a sa culture culinaire. Le nom du plat est souvent précédé par le nom de la ville dont il est originaire. Ou alors il est tellement emblématique, qu’une fois nommé on sait d’où il est issu. Les plats du terroir sont extrêmement vastes. Les plats de viande, et leurs desserts bien sucrés type baklava du sud-est, les plats de poisson, surtout tout ce qui est à base de « hamsi » ou anchois des régions de la Mer Noire, ceux plus légers à base de légumes et huile d’olive des villes de la côté égéenne.

Si vous vous dites, tu es énergéticienne, pourquoi faire de la cuisine ? je vais vous répondre.

Mon but aujourd’hui est de réveiller la Joie, et de raviver les Lumières éteintes. Et la cuisine est une des actions qui à mon sens rassemble le plus. En cuisinant on est uni, on est heureux, on sourit, on partage, on rayonne, on rit, on raconte des blagues, on s’en met partout et on ne juge pas, on s’encourage, on aide, on se donne des astuces, on est là à ce que l’on fait, on s’évade, on voyage, on s’apaise…on rallume la Lumière.

Samedi dernier, pour ce premier atelier qui me tenait tellement à cœur, nous étions 5 merveilleuses femmes accompagnées d’une jolie princesse de 6 ans : 3 amies de ma formation de sophrologie, et Létitia du blog Piment Oiseau (allez le visiter il est splendide), et Ayu sa fille. Elles ont fait le déplacement depuis Colmar et  Strasbourg et m’ont permis  de réaliser mon rêve. Pour moi organisatrice, c’était un défi de taille. L’organisation en cuisine pour moi a toujours été compliquée. Dans la matière, je suis éparpillée, j’ai du mal à coordonner l’ordre de préparation. Dans mon esprit, c’est aussi un peu éparpillé. C’était donc en plus d’un rêve, un grand défi à relever pour moi. Et la Vie c’est relever des défis. J’ai fait de mon mieux, organiser l’ordre des actions : préparer la viande hachée pour qu’elle marine la veille, pétrir la pâte à pain le matin pour qu’elle lève d’ici à ce que l’on termine les plats pour le manger chaud, commencer les crèmes pour l’apéro etc…cela a été un grand exercice pour moi, et je suis fière de l’avoir relever. Nous avons ri, nous avons échangé des astuces, je pense que nous avons souri tout au long de l’atelier. Et la découverte des plats, des nouvelles saveurs pour les participantes, a été pour moi la confirmation que j’avais réussi à relever ce défi.

Jusqu’à il y a quelques mois, en observant l’état de ma cuisine après avoir cuisiné, je me disais que je n’arriverais jamais à réaliser un atelier avec plusieurs personnes. Je me dévalorisais en regardant des ateliers de cuisine sur le net, ou sur Instagram, et me disais que je ne serais pas à la hauteur d’une telle organisation si minutieuse. Je me sabotais moi-même. Je donnais foi à cette voix en écho à l’intérieur qui continuait à me faire croire que je suis ce qu’on me faisait croire étant enfant : tu n’y arriveras pas…tu n’es pas capable…tu ne sais pas faire…avec un tel bordelisme jamais tu ne feras tenir quelque chose. Et j‘ai compris que ce que je suis en fait, n’est pas ce qu’on m’a fait croire. Qu’il y a en moi, quelque chose de magnifique, qui est capable des plus belles choses. Qu’il n’y a de limites que celles que je me pose. Et si je me les pose, je me les lève moi-même, en prenant conscience de cet infini et illimité potentiel dont je suis dotée.

Je tiens par cet article encore et encore à remercier mes amies qui ont fait le déplacement, qui ont cru en moi et m’ont fait confiance. Ayu, Frédérique, Harmonie, Létitia, Selma et Moi !! je nous aime.

Prochain atelier cuisine à Strasbourg, chez Piment Oiseau, le 17 Avril 2021…encore 2 places de dispo, n’hésitez pas à me contacter en MP sur Instagram ou m’envoyer un mail à rabia@lumierez-vous.com.